Top of page
Bottom of page

Magog & Lac Memphrémagog - Une région magnifique à découvrir!

Histoire de l’île de la Province

(texte originale en anglais)

L’île de la Province est la plus grande île du lac Memphrémagog, elle est situé entre la frontière du Canada et des États-Unis.



L’île de la Province était, à un certain moment, occupé par Martin Adams, le pionnier de Newport en 1793. Il cultivait un champ sur cette île. Il vivait à côté sur la terre principale et avec Mme. Adams ils allaient sur l’île en bateau. Tel que raconté dans « Beautiful Waters Vol. 2 » : elle s’occupait en filant de la laine et du lin, préparait les repas et faisait pousser des légumes, elle était aussi laborieuse et travailleuse comme son mari.

Les indiens appelait cette place « MEM-TOAG » et ils ont probablement vécu à cette place à une certaine époque. Aujourd’hui, cette île est officiellement nommé « Île de la Province », et en anglais « Province Island » après avoir été appelé l’île de Zabrieskie et l’île Howard. C’est la plus grande île du lac Memphrémagog avec 77 acres, dont 7 acres est aux États-Unis. La frontière entre les deux pays passe au sud de l’île et on peut voir la bordure internationale par une coupe de fôret de 16 pieds comme le traité international stipule.

Joseph Bouchette, un arpenteur général du Canada, a indiqué l’île sur une de ses cartes en 1815, l’appelant île de la Province. Sur une autre de ses cartes en 1805, on peut aussi la voir, mais il n’y a pas donné de nom. Dans un document envoyé au secrétaire américain de la guerre en 1826, l’assistant de l’ingénieur civil, De Witt Clinton, raconte que le 45ième degré passe à travers une petite île appelé Île de la province. Après plusieurs années de discussion, le traité d’Asburton est signé en 1842, établissant la frontière comme l’avait établi Collins en 1772, soit un peu plus au nord que le 45ième degré. Les Canadiens, donc, perdant un peu plus de terres parce que la ligne a été tracé en erreur. La Commission de Toponymie du Québec la place à 45 degré et 1 minute, comme la plupart des cartes géographiques.

Pourquoi l’île a déjà été appelé Zabriskie?

Selon les rumeurs, Zabrieskie était un passager clandestin qui, à un jeune âge, quitta son pays natal, la Polande, jusqu’à New York pour éviter le service militaire obligatoire.

Après son arrivé aux États-Unis, il deviendra un colporteur et aura beaucoup de succès, ensuite il débuta dans le monde du sucre jusqu’à ce qu’il ramassa une fortune considérable et sera connu sous le Baron du sucre. Vers 1885, il achetera l’île de par les biens de soit Carlos Pierce ou soit Oliver Hutchinson. Dans l’édition du 30 novembre 1886 du Express & Standard, on peut y retrouver le texte suivant : N. A. Beach est complètement engagé sur l’île de la Province pour y batîr des batîments pour A. C. Zabrieskie de New York. Mr. Beach a plusieurs hommes sous sa direction dans cette entreprise et quand il aura fini, l’île devra briller.

Encore dans le même journal mais au 23 juin 1887, on y décrit le travail :

Un petit groupe de dames et de gentleman de la région, on faite une excursion sur le lac, un vendredi, par le débarquement Reed, utilisant des chaloupes jusqu’à l’île de la Province. C’était une belle journée et la campagne charmante avec ses verdures et ses paysages. Le premier point d’intérêt était, bien entendu, la nouvelle résidence de A. C. Zabrieskie, Esquire, batî par N. A. Beach de Georgeville. La maison est situé sur le plus haut point de l’île, on y voit une très belle vue du lac et des montagnes.

La maison, construite pour une résidence d’été, est du style « Queen Anne », avec ses larges veranda ou galleries. L’intérieur est fait avec du bois natifs avec des planchers de bois dur. L’effet général est très bien, le fini fais ressortir la beauté du bois dans sa conception artistique, réfletant tout à l’honneur de Mr. Beach dont cette maison est sa création comme le voulait son propriétaire. La plupart des pièces ont un foyer alors même dans une température froide ou orageuse, les occupants peuvent profiter du confort d’un feu ouvert. La maison est évidemment bien batî et sera confortable en hiver comparativement à ce que certains prétentieux ont dit ouvertement. Nous reproduisons quelques paragraphes du « Lake Park Items » venant du « Stanstead Journal » qui décrit précisément la maison :

Un des attractions principales en ce moment est l’établissement élégant de Mr. Zabrieskie sur l’île de la Province dont Mr. Beach, avec la permission de Mr. Zabrieskie, prend honneur à montrer aux visiteurs qui apprécie la maison, et il fait bien d’être fier de son travail qu’il a réalisé.

Travaillant durement avec les désavantages d’être sur une île et loin des commerces et des manufactures, il a quand même réussi avec succès. Les fenêtres sont avec de la vitre de cathédrale et l’intérieur est entièrement fait avec le bois natif façonné entre les panneaux, chaque chambre a été oeuvré d’une manière différente ce qui leurs donnent un nom distinctif. La salle de réunion avec son grand foyer et son magnifique escalier est particulièrement attirant. La salle d’étude attenante est une merveille, Garni d’érable moucheté et montre l’évidence des talents de Beach junior comme un bon travailleur de bois. La route du quai jusqu’à la maison est faite en gravier d’une grande largeur, montant la colline avec des courbes et une qualité irréprochable. Du côté nord du quai, une superbe maison pour un yacht de 40 par 60 pied est maintenant completé. Cette création architecturalle est impeccable et cette construction est solide et permanente. Comme architecte, Mr. Beach a fait un prodige, malgré des entraves comme deux sérieux accidents personnels. Son abilité est de première classe et son énergie est immense, Mr. Zabrieskie doit être félicité pour avoir engagé un tel homme.

Pendant cette semaine, le domicile sera ouvert aux visiteurs. Mr. Beach est en train de construire la coque d’un bateau à vapeur de 30 pieds qui sera utilisé jusqu’à ce qu’un yacht plus large et plus rapide soit completé, dont nous supposons que son ouverture sera utilisé comme coup publicitaire, etc., (Le coût estimé à cette époque était d’au moins 90,000$). Zabrieskie est une personne mystérieuse et son histoire est presque comme une légende. Le général Butterfield, qui habite pas trop loin de Zabrieskie, décida un jour de rencontrer ce personnage excentrique. Il partie avec son yacht « Kittemaug » jusqu’au quai de Zabrieskie. Une fois amarré, le général se leva et dit, « Mr. Zabrieskie, je suis le général Butterfield et je suis venu faire votre connaissance ». Les mains dans son dos en utilisant une voix sans ambiguïté et la réponse suivra aussi rapidement, « Merci général Butterfield, quand je voudrai faire votre connaissance, je vous le ferai savoir, au revoir! ».

Certains ont dit qu’ils amenaient avec lui de jeunes garçons qu’il postait comme sentinelles et lorsqu’il était habillé avec un uniforme militaire, il marchait et gallopait sur son cheval en leurs criant des ordres.

Un jour, alors accompagné par un instructeur qui lui montrait comment opérer un nouveau bateau à essence, le moteur à explosé. Ne sachant pas comment nager, les deux hommes ont criés « Au secours ». Ils ont été secouru par une jeune femme qui était sur une île avoisinante, « Tea Table ». Zabrieskie maria cette femme et ils eurent deux enfants, un garçon et une fille. Par contre, Austin Hawes, dans un autre compte rendu, explique : « Récemment, une histoire circule comme quoi Zabrieskie a marié une femme du coin qui lui aurait sauvé la vie quand son bateau à essence à brulé. Je suis certain que ce n’est pas vrai. Il a marié une femme de New York et elle avait un garçon, est venu sur l’île mais apparament elle ne l’a pas aimé.

Mme. Carrie M. Barbour, dans une rédaction en 1955, raconte que : « Zabrieskie était reconnu pour ne pas aimé les femmes, avait seulement des serviteurs mâles et ne voulait pas de femmes sur son île. La seule exception était sa mère. Nous n’étions pas les bienvenues sur son île quand il était présent. Un jour, j’étais en train de pêcher, assise dans ma chaloupe a quelques pieds du quai de son île. Zabrieskie a descendu au quai et de petites pierres ont commencés à tomber dans l’eau a l’entour de où je pêchais. Je n’y pris pas attention et il parti rapidement. ».

Une histoire commença a circuler que l’île était hanté. À cause d’une soirée très sombre avec de grands vents, Mme. Zabrieskie tomba malade. Son mari était parti dans une expédition. Elle envoya son administrateur jusqu’à la terre pour trouver un docteur. À son retour, Mme Zabrieskie était disparue et n’a jamais été retrouvé, à l’exception de quelques nuits de grandes tempêtes quand elle revient pour hanté l’île.

Les autres propriétaires de l’île

Le père du sénateur Charles B. Howard acheta l’île en 1917. Ils l’appelèrent l’île d’Howard. Mr. Howard, un natif de Beebe, avait rêvé depuis sa jeunesse de devenir le propriétaire de cette place enchanteuse. Il la voulait tellement qu’il donna un chèque signé, mais avec aucun montant dessus au capitaine Bullock du Lady of the Lake en lui disant d’aller acheter l’île pour lui.

Un ancien employé me dit que les premières inséminations artificielles au Canada ont été faite sur cette île avec le troupeau des vaches Jersey que Mr. Howard possédait.

Vers 1955, la chasse aux faisans commençait. Chaque printemps, entre 300 et 400 jeunes faisans était emmenés sur l’île provenant d’une ferme à Oka. Ils était entretenu dans une étable pour plusieurs mois et était ensuite relâché sur l’île. Environ en 1960, l’île sera vendue aux propriétaires présent, soit « Province Island Fish and Game Club Inc. » avec Mr. Jan Pick, Dr. Hector McDougall, Enest Gilbey, John J. Dunn, quelques courtiers d’assurances et « The Canadian Ingersoll Rand » comme actionnaires. Depuis, Robert J. Dunn et Robert Gagnon, propriétaire de l’auberge Hatley Inn ont remplacés quelques actionnaires du début.

Maintenant, ils apportent 4000 jeunes faisans de mai jusqu’à juillet qu’ils nourrissent avec 30 tonnes de grain. Au début d’octobre, la chasse aux faisans commence, chaque fin de semaine, jusqu’à la fin de novembre. Pas plus que 8 fusils peut être utilisé à chaque chasse. Les faisans deviennent nerveux mais sont incapables de voler par-dessus le lac jusqu’à la rive. Des chiens de chasse courent après ceux qui s’échappent et les rapportent. En hiver, les renards et les braconniers traversent le lac sur la glace pour aller prendre les survivants. Durant les années 1960 à 1970, les faisans venait de l’état de New York. Ils étaient déposés sur le côté des États-Unis et traversaient la frontière par eux-même sans avoir de problème de douanes ou d’immigrations.

Pas loin de 1968, la résidence de Mr. Zabrieskie a été complètement démoli car elle était trop dispendieuse à maintenir. La charpente a été vendu aux villes de Québec, New York et Montréal. La démolition pris un an et demi. Les blocs de granits de la fondations sont rendu à une place connu sous le nom de « sand bar » sur le côté Canadien sud-ouest de l’île, pas trop loin de la frontière.

Mr. Léopold Pruneau de Sherbrooke, a vécu sur l’île de 1945 à 1970. Après la mort de Mr. Howard, l’île est devenu la propriété de son fils, Charles B. Howard, qui traitait Mr. Pruneau comme son père adoptif. Charles B. Howard a été le député fédéral libéral de 1925 à 1940, maire de Sherbrooke de 1950 à 1952 et a nommé un sénateur en 1940. Le domaine Howard ou « Howardene » à Sherbrooke est aussi sa propriété.

Fait cocaces sur l’île

En novembre 1986, j’ai trouvé une épave d’un bateau sur la côté est de l’île. Mr. Pruneau croit que c’est le bateau « Lady of the Lake », propriété du sénateur Howard, qui a explosé vers 1945 avec Mr. Belisle à bord. Il était celui qui s’occupait de l’île avant Mr. Pruneau. Mr. Belisle a seulement subi quelques brûlure dans cet accident. Est-ce que cela se pourrait que ce bateau était celui qui a explosé de Zabrieskie? Qui sait?

Un autre incident a été reporté par l’administrateur de l’île, Mr. Doyon, qui montre que les animeaux sentent mieux le danger que l’être humain. Un soir, au début de l’hiver, la veuve de Mr. Benjamin Howard téléphona pour que Mr. Doyon puisse venir la chercher à Cedarville. Mr. Doyon attela les cheveaux à un traîneau. Rendu au milieu du trajet, les cheveaux arrêterent. La glace n’était pas très épaisse, alors Mr. Doyon retourna et fit des rênes d’environ 100 pieds de long et retourna sur la glace jusqu’à Cedarville. Encore une fois, les cheveaux s’immobilisèrent, ne voulant plus s’avancer. Il cria après et ils continuèrent. La glace se brisa et les cheveaux ainsi que le traîneau ont été perdus.

Des fois, les cerfs nagent jusqu’à l’île et les personnes sur l’île sont surpris de trouver leurs jardins dévaster. Avant l’arrivé de Mr. Pruneau, les fermiers locals amenaient leurs bétail sur l’île au printemps pour qu’ils aient une place de pâturage et a l’automne ils revenaient en nageant jusqu’à la terre.

Une des personnes sur l’île me disait que pour contrôler la prolifération de moustiques, Zabrieskie avait importés des chauves-souris sur l’île. Il raconte : « Avec les années, il y avait tellement de chauve-souris que nous avions de la difficulté à voir la lune lors d’un soir de pleine lune….!!!! »

L’île a eu plusieurs propriétaires et occupants bizarre. Cela a toujours été et le sera probablement une curiosité que l’on en entendra parler du lac Memphrémagog. Même la créature Memphré a déjà été aperçu proche de cette belle île à quelque reprises.

Une dernière note sur Zabrieskie avant de finir. En 1915, il avait donné à la bibliothèque « Goodrish Memorial » de Newport, une collection de livres rares concernant l’histoire de la région et, plusieurs fois, j’ai pu vous compter des histoires du lac Memphrémagog venant de ces archives. Son vrai nom est : Andrew Christian Zabriskie.

Note 1 : Histoire illustré de la maison de Memphrémagog de sa création en 1838 à sa desctruction par le feu le 15 mai 1907, écrit par Dr. John McNab Currier de Newport en 1916.

Note 2 : Par un des actes de la législation de Vermont, le 30 octobre 1816, le nom de Duncansboro a été changé pour Newport. Et au même jour, une partie de Salem, situé a l’ouest du lac Memphrémagog ainsi que « Coventry Leg » ont été détachés et annexés à Newport. En 1845, S. B. Rider, un ancien baptiste, qui a essayé pendant plusieurs années d’être élu comme représentant à la législation a maintenant réussi, il a été élu, et pour montrer son talent d’homme d’état, il a introduit un projet de loi en août pour qu’une partie de l’île de la Province qui appartient aux États-Unis soit annexé à la ville de Newport. Le projet de loi a passé et est immédiatement entré dans la loi. Il y a juste asser de terres pour batîr une maison en rondin au sud de la frontière, le reste du nouveau territoire acquis est une plage de sable très marécageuse, un domicile pour les grenouilles au printemps. L’écrivain a été informé par un des premiers colonisateurs de la ville que dans cette maison rustique vivait un français, sa femme et leurs 17 enfants. Très tôt l’hiver suivant, cette grande fille a été attaqué par une certaine forme de maladie épidémique pour toute l’hiver. Ils ont été pris en charge par la ville ainsi que le vieux Duncansboro (qui porte le nom de Newport maintenant), ces deux villes ont du payer leurs factures.

Note 3 : Le 28 novembre 1894, un projet de loi a été approuvé pour l’annexation de Coventry Gore à la ville de Newport.

(cet article est une courtoisie de Mr. Jacques Boisvert (1932-2006), Président de La Société d’Histoire du Lac Memphrémagog, copyright janvier 1988)


Add a comment

You must be logged in to post a comment.